Guantanamo

Créé le mardi 31 janvier 2017 13:43

Il y a des méchants dont c’est le boulot. Jack l’Eventreur, Darth Vador, Scar dans le Roi Lion. Et puis il y a les bourreaux en herbe, ceux qui sont très sadiques, mais qu’on aime quand même. Nos enfants. L a décidé de vous parler d’Amour… torturé.

Avez-vous jamais remarqué que vos enfants sont des tortureurs en puissance ? Prêt à investir Guantanamo ou à seconder Ramsay Bolton (Une sombre histoire de mariage qui se finit avec l’épouse qui garde la maison et le mari qui garde les chiens. Je m’égare).

OUI. Les enfants nous torturent. Derrière leur sourire divin, leur rire craquant, leurs petites mimines à croquer, ils ont décidé de nous achever grâce à des techniques TRES développées.

1 – Tu ne dormiras point.

Comme à Guantanamo, les prisonniers (nous) ne dorment pas. Ou peu. Après moults tentatives, Bébé n°2 dort. Ca fait une heure, c’est bon, il est parti pour la nuit, tu peux t’allonger pépère et mourir de bonheur dans ton oreiller en fausses plumes (parce que merde on aime les animaux). A LA SECONDE où tu sens ton corps s’abandonner à ce coquin de Morphée, BOUM, ça pleure. Fort. Beaucoup. ET comme tu aimes les animaux, ben les fausses plumes n’étouffent pas vraiment le bruit. Tu te lèves, tu consoles, tu dis des mots d’amour, tu le rendors, tu repars te coucher, tu mets du temps avant de te rendormir, le cœur battant. Tu finis par capituler ET BOUM (re). Ça peut durer TOUTE la nuit.

Idem avec les maladies et la fièvre qui reviennent tous les vendredis soirs ou tous les lundis matins. Et qui donc te pourrissent au minimum 5 nuits de ta semaine. AU. TOP.

Fatiguée, moi ? Je vois pas du tout de quoi vous voulez parler.

2 – Tu te ruineras.

Au diable ton shopping ! Avec deux enfants et des sourires craquants, tu ne t’achètes plus rien. Non, tu préfères dépenser ton salaire pour eux. Uniquement pour eux. Et c’est comme ça que tu te retrouves avec un crocodile géant de 2.50m de long, nommé Crocolou qui t’a coûté 4500 balles (mais Chéri t’as vu comme il est grand, c’est pas cher franchement) et que ton fils aîné regarde à peine parce qu’il préfère jouer aux jeux de société. Au final, c’est dans ton lit que Crocolou finit parce que clairement, il est tout doux et que c’est trop bien de dormir avec lui (enfin quand tu dors). (Au secours, L est zoophile !!!)

3 – La torture physique tu endureras

Alors je ne sais pas si c’est pareil avec les filles, mais j’aime le dire : l’amour des garçons, ça fait mal. Les câlins se transforment souvent (4.99 chances sur 5) en douleur physique. Le grand t’enfonce son coude dans le ventre/sein/plexus solaire ou pire… l’aine. Le petit se fait un plaisir de t’arracher les cheveux (finis les cheveux lâchés, tu peux oublier), de te mordre pour « faire ses dents » et de te donner un ou deux coups dans l’œil quand il apprend à faire tata. Sans oublier les coups de boule intempestifs ou les coups de presse purée. Aïe.

Ceci est une arme de destruction massive… et c’est pas K et son œil au beurre noir qui diront le contraire !

4 – « J’ai faim » tu entendras 1867 fois par jour.

Un enfant a faim en permanence. Et tandis que tu t’échines à faire un bon repas, il mangera exactement quatre fourchettes de ratatouille avant de dire « j’ai plus faim, je peux avoir mon dessert ? ». Et c’est ainsi que tu comprends le concept de Sisyphe : travailler dans le vent. Putain de rocher. Putains de gosses.

5 – Le chantage affectif tu subiras.

Pour comprendre cette torture, laissez-moi vous raconter une petite histoire. Il était une fois, un papa et une maman qui devaient faire des travaux dans leur maison. Ne pouvant garder leurs deux enfants autour des pots de peinture, ils décident de les abandonner en forêt de les confier à une nounou. Mais l’aîné n’était point d’accord avec ce deal et décida le soir venu d’entamer une grève de la faim jusqu'à ce que ses parents viennent le chercher. Et malgré leur envie de se reposer après une dure journée de labeur, l’esprit – faible – des parents craqua. Et c’est ainsi que l’aîné passa la nuit sur un matelas à même le sol, dans un environnement empestant la peinture, car « non, je ne dormira pas chez la nounou et je me laisserai mourir de faim si vous m’y laissez ».

Voilà. Je sais pas si je vous l’ai dit mais j’aime mes tortureurs, pardon, mes enfants plus que tout. Sacher-Masoch doit kiffer ma vie.

signature melle l

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