La coupe menstruelle

Créé le lundi 4 décembre 2017 10:52
La cup menstruelle, on en (presque) toutes déjà entendu parlé... Mais Mlle Sofi l’a testé !

Et au départ, c’était pas gagné !

Je me souviens de la première fois que j’ai entendu parler de la cup/coupe menstruelle : j’ai poussé un cri et j’ai couru manger de l’huile de palme à tartiner et me laver les mains aux lingettes hydroalcooliques jetables. (NDLR : HAHAHAHA)

Non mais sérieux, un récipient dans mon corps qui retient « le sang du Christ » ? Et pourquoi pas utiliser de la mie de pain comme tampon tant qu’on y est ? Bon. Après ça je suis devenue pauvre. Et quand je suis pauvre, je suis radine. Certains accusent mes gênes asiatiques, mais en période de vache maigre, un sou est un sou, et dépenser 2000 balles par mois dans des choses qui finissent à la poubelle 4 heures après avoir été déballées me paraissait un peu absurde. Surtout qu’entre temps, on a commencé à vachement parler du fait que le coton blanchi et additionné de tout plein de facteurs absorbants, bah peut-être que ce n’était pas exactement la chose la plus saine à mettre en contact avec nos muqueuses. C’était bien avant qu’on découvre que les tampons étaient eux aussi bourrés de glyphosate (une petite recherche Google Actu sur « Roundup » pour un rapide tour d’horizon de ce qu’est cette substance délicieusement cancérogène, présente dans un herbicide et pesticide de Monsanto et avec laquelle on s’est tartinés depuis des années).

Voilà voilà...

J’ai donc repensé mon opinion du saint graal menstruel, consulté des forums (« ah ok, si je fais le poirier ça ne se renversera pas », non pas que je fasse souvent le poirier en période de règles, mais je n’aime pas les contraintes) et surtout j’ai fait le calcul : 2.000F dépensés par mois, versus la même somme pour quelques années, ça me permettait de me faire un beau palmarès de restaus étoilés parisiens. Et l’argument bouffe, c’est encore plus déterminant que l’argent (merci ma génétique tartiflette / banh cuon) - selon votre génétique, remplacer « restaus étoilés » par « paires de Jimmy Choo », « voyages initiatiques sur les plateaux andins » ou « mois d’abonnement chez F45 » (ça coûte vraiment un bras ce truc !) – bref, je m’égare.

Résuuuuultaaat

Me voilà donc, 7 ans après l’achat de ma première cup, à avoir dépensé au total 5.000F pour 3 cups qui vont me durer encore quelques années, jeté 3 emballages en plastique minuscules et surtout avec un confort menstruel qui me ferait oublier que les anglais sont là (ou alors je ne fais pas le poirier assez souvent pour m’en rappeler). Je vous passe les avantages physiologiques liés à l’absorption de liquides plus ou moins utiles au fonctionnement de notre féminité (adieu sécheresse, infections et irritations), et le soulagement de ne plus avoir à s’infuser du glyphosate pendant plusieurs jours en intra-muqueuse.

La cup a été pas mal décriée l’an dernier suite à une étude sur le syndrome du choc toxique, qu’elle n’empêcherait pas, voire favoriserait davantage que les tampons. Of course, on parle d’un réceptacle qui retient le sang à l’intérieur du corps, donc on pense bien à la vider toutes les 4h, à se laver les mains avant de la manipuler et à la stériliser en début et fin de cycle. Au final, les analyses de cette étude s’accordent à dire que l’échantillon de cups est bien moins représentatif que celui des tampons, et que toutes les protections menstruelles présentent le même risque, à durée égale de « conservation » à l’intérieur du corps.

Et une cup menstruelle en guise de corne de licorne, ça vous dit ?

Bon, cet article n’a pas vocation à faire l’allégorie de la cup de façon détaillée et exhaustive (histoire de ne pas perdre la moitié du lectorat avec des explications techniques et imagées peu digestes – vous nous remercierez si vous êtes habitué(e)s à lire Mademoiselle L pendant la pause déj’). En revanche j’invite toutes celles qui hésitent encore à sauter le pas à se renseigner sur le sujet (il m’a fallu quelques heures de consultations de forums avant de m’y mettre), afin d’ôter tous vos doutes sur le sujet, puis d’essayer.

Il existe aujourd’hui de nombreuses marques qui proposent une multitude de tailles (diamètre, longueur, taille de la tige…), des versions souples et d’autres plus rigides, ainsi qu’autant de couleurs possibles pour l’assortir à votre garde-robe. Attention, je ne dis pas que la cup est le Graal de la menstruation zéro déchet, chaque Mademoiselle est unique et tout ne convient pas forcément à tout le monde. Il existe d’autres solutions tout aussi naturelles et efficaces qui conviendront certainement à un grand nombre de personnes.

En NC, vous trouverez des cups chez la plupart des épiceries bio et dans certaines pharmacies. Ma préférence perso en termes de qualité / prix / formes disponibles va à Fleurcup, une marque de fabrication 100% française qui livre gratuitement en NC (sorry pour l'empreinte carbone) et fait des promos régulièrement - les 2 cups pour 20€ en général.

Mlle Sofi

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