Adieu implant!

Créé le lundi 14 août 2017 20:45

Il y a quelques mois, même un an et demi pour être plus précis, Emma avait choisi l’implant en guise de contraception. Aujourd’hui, elle a décidé de l’enlever... Elle nous raconte.

Non, ce n’est pas pour avoir un autre enfant

C’est la première question qu’on m’a posée quand j’ai décidé de l’enlever... Ou plutôt, quand mon médecin généraliste m’a dit de l’enlever. Parce que j’avoue que s’il ne m’avait pas fait ses gros yeux emplis de doute, mon implant, je l’aurai peut-être encore aujourd’hui... ou pas.

Après avoir vécu plusieurs mois sans me poser de questions au sujet de mon implant qui semblait me convenir jusque là, quelques petits inconvénients physiques ont commencé à déranger mon quotidien. Prise de poids ? Zéro. Irritabilité ? Pas plus que d’habitude. Non, en fait, après 10 mois passés sans aucune règle, v’là ti pas que ma culotte fut le témoin clé d’une abondante perte de « ragnagnas » qui aura en tout duré... 6 mois.

6 mois de changement constant de serviettes et un sex appeal aussi fort qu’un virgin mojito à l’asperge. Berk.

Pourtant, détestant aller chez le médecin (toutes disciplines confondues), je me disais très naïvement que tout s’arrangerait naturellement. Sauf que pour trouver du naturel dans un bâtonnet chargé d’hormones, c’est plus compliqué que prévu.

 

« Tu vas tout de suite m’enlever ça » dixit Dr Gégène.

Dr Gégène, (c’est un surnom of course), c’est mon médecin depuis que j’ai 14 ans. Il est gentil, mais les implants contraceptifs, il n’aime pas du tout ça.

Alors que je m’étais enfin décidé à aller le voir pour cause de douleur aigüe dans tout le bas du dos et dans l’aine, il m’a demandé quel était mon moyen de contraception. « Heu, j’ai un implant Gégène » ai-je murmuré. Un murmure qui aura pour effet de prendre un rendez-vous immédiat chez Dr Gygy pour m’enlever « ce truc » a-t-il ajouté. Il ne voulait pas prendre le risque de croire en un lien de cause à effet entre mon implant et mes douleurs.

Deux semaines après, mon Gygy me reçoit. « Ca fait longtemps Emma ! (Heu oui bon heu, moi j’aime pas les frottis voilà c’est tout) Et bien alors, qu’est ce qu’il se passe ? On enlève l’implant c’est ça ? »

Moi, j’ai une peur terrible du sang qui coule de mon corps (parce que le sang des autres, je m’en fiche, sauf celui de mon bébé, voilà) du coup, je lui ai gentiment demandé de ne me donner aucun détail de « l’opération » qui allait se passer.

N’empêche que quand même, il y avait une petite piqûre d’anesthésie locale (non mais oh). Et heureusement d’ailleurs, parce que l’implant, une fois qu’il est bien implanté sous la peau, et bien faut quand même aller le chercher (et gratter un peu tout autour, sorry pour les détails).

Après m’avoir fait participer à l’extraction (« Emma, tiens ton bras stp, et tiens aussi le pansement merci »), Dr Gygy a quand même souhaité m’examiner et me faire un « petit » frottis (comme elle le dit si bien). « Ah oui Emma, votre flore est un peu abîmée là. C’est à cause de l’implant. Vous saignez beaucoup c’est ça ? »

Après avoir tenté (en vain) de me faire passer au stérilet (non, je ne veux pas de chose dans ma chose) je dû me faire une raison : repasser à la pilule.

Minidril, ma pilule microdosée de mes 14 ans. Et bim, flashback. Hop t’as vieilli. Et puis... t’es sûre que tu ne vas pas l’oublier cette pilule ?

Du coup, tous les moyens sont bons pour me la faire penser. Mes 5 alarmes sur mon téléphone, mon amoureux, sa position géographique incontournable (à côté de la brosse à dents) : et oui, pas facile de penser à quelques chose que l’on avait laissé de côté pendant tout ce temps !

Quoi qu’il en soit, je me sens aujourd’hui beaucoup mieux, je n’ai plus de douleur à l’aine (bien que son lien avec l’implant n’a pas été confirmé), mon premier mois sous pilule est passé et j’attends sereinement « mes prochaines fausses règles » qui, comparées à celles de l’implant, me donneront un rendez-vous franc et sans surprise. 

L’implant vu par Mlle V, la sage-femme de la team.

• Qu’est-ce que c’est ?

L’implant contraceptif est un petit bâtonnet en plastique de 4 cm de long et 2mm de large qui contient de la Progestérone. Cette hormone a pour but d’empêcher l’ovulation et d’épaissir la glaire cervicale (le col de l’utérus est hermétique et les spermatozoïdes ne peuvent plus passer). Ce dispositif a une action de 3 ans, il est placé sous anesthésie locale sous la peau du bras.

• Avantages :

Pas de risque d’oubli puisqu’il dure 3 ans.

La progestérone est une hormone qui, contrairement aux pilules classiques (combinant Progestérone et Œstrogène), n’augmente pas les risques cardio-vasculaires (de phlébite, infarctus, …)

L’indice de fiabilité de ce contraceptif est très bon.

• Inconvénients :

Le retrait est parfois difficile. Il se fait sous anesthésie locale, après une petite incision au bistouri (1 cm).

Le cycle de saignement est parfois anarchique, c’est là sont plus gros défaut ! Environ 1/3 femmes n’ont plus de règles, 1/3 gardent des règles normales, et 1/3 ont des spottings (pertes de sang n’importe quand, voir même tout le temps) et l’implant peut stimuler l’appétit (et donc attention de « grignoter sain » afin de ne pas grossir !)

• Pourquoi les effets sont différents d’une personne à l’autre :

Difficile de prédire les effets indésirables du traitement : c’est toute la difficulté avec la contraception, comme avec beaucoup de médicaments.

Dans le cas de l’implant, tout dépend alors de votre sensibilité aux hormones. Autant dire qu’il est difficile voire impossible de prédire quel sera l’effet de ce contraceptif sur vous. L’action de la Progestérone est censée limiter la croissance de l’endomètre (responsable des règles). Seulement ce taux d’hormone constant peut provoquer ce qu’on appelle des « hémorragies de privation » : au lieu d’avoir quelques jours de règles, on se retrouve alors avec des pertes de sang irrégulières !

La meilleure solution reste donc d’être bien informée au moment de choisir son mode de contraception, au moins il n’y a pas de surprise ! On conseille généralement de garder la contraception au moins 3 à 6 mois le temps que le corps s’habitue, car les effets secondaires diminuent souvent au fil des cycles. Pour les plus persévérantes, il existe sinon des traitements pour diminuer les pertes de sang (homéopathie, aromathérapie...) ! N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre sage-femme.

 

signature emma

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