J’ai testé la randonnée du plateau de Dogny

Créé le mercredi 26 juillet 2017 10:50

K a testé la randonnée du plateau de Dogny, juste à côté de l’île des pins. Si, c’est possible. Même sans LSD, promis… explications 

Je devais passer un long week-end à l’île des pins. Ca faisait une semaine que je me réveillais tous les matins en chantant à tue-tête « Je vais à l’ile des pins, c’est trop bien, tintintin » (je sais, je suis pas douée en rimes). Une semaine à sourire bêtement, à attendre le weekend avec impatience. Une semaine à me dire « je vais prendre l’avion, youpi, youpi, youpi-ya. » Je devais partir le 14 juillet en fin d’après-midi.

Sauf que…

Sauf que le 13 juillet à 16h, les pilotes d’Air Calédonie ont décidé de faire grève. En résumé, ça donne ça :

Bref, j’étais mal. Très mal. Mais heureusement, mon O.M. (Organisateur Merveilleux) a été... merveilleux. Faut dire que je hurlais que je voulais une assistance respiratoire tout en essayant de me suicider par absorption massive de Chocapic et de Kinder Bueno. Ca a dû l’aider à prendre conscience de la gravité de la situation…

Et quand un homme, un vrai, prend les choses en main, c’est beau…

 - Fais ta valise, on part quand même. Apporte des affaires pour tout.
 - Ché kouatchou ? (« C’est quoi tout ? ». Les chocapics, ça colle aux dents)
 - « Tout » c’est tout. Tu prends de quoi être bien habillée, un maillot de bain, et des affaires de randonnée.
 - Wochkay mais che vais mouchrir quand mêêêêêêêmche.

Un tout petit peu plus tard, arrivée en cellule de décompression, j’ai nommé… le spa du Méridien. Oui, il fallait bien ça. Après deux heures de hammam, sauna, jacuzzi et tisane « Keep calm », j’accepte d’arrêter d’hululer sinistrement que ma vie est un enfer. Un arrêt cappuccino-éclair à la mangue et à la passion plus tard, je retrouve un peu de ma bonne humeur, et on peut partir vers notre deuxième destination… Sarraméa.

Direction l’hôtel Evasion…

… pour lequel j’ai d’ailleurs un véritable coup de cœur. Les bungalows sont croquignolets, le personnel est disponible, efficace, accueillant. Il fait très froid, mais la soirée au coin du feu est douce, bercée par la voix groovy d’une chanteuse souriante (et par plusieurs verres de Côte du Rhône, aussi.) L’île des pins ? Pourquoi on parlait de l’île des pins déjà ?

Et aux aurores, c’est parti pour… l’aventure (Après un copieux petit déjeuner avec du très très bon pain. Personnellement, je pense qu’il vaut mieux éviter d’engloutir trop de viennoiseries avant de faire un effort prolongé, mais ça n’engage que moi.)

Brochure disponible à la réception de l’hôtel : sont forts, eux !

Aventure, nous voilà !

Bon, ok, c’est de l’aventure très bien cadrée, mais quand même. D’ailleurs, mention spéciale aux personnes qui ont fait le travail de balisage. Le sentier est bien tracé, les nombreuses indications nous rassurent, on est sur la bonne piste. Même les petits numéros correspondent bien à ceux notés sur la brochure - ce qui est extrêmement rare. Vraiment, good job, guys !

Aucun problème pour trouver le départ, fastoche, c’est juste derrière l’hôtel. Je peux donc me concentrer entièrement sur mon problème du moment : la vache (Pâquerette), ça grimpe ! Sec. Pas dans les premiers mètres, où l’on suit paisiblement la piste en terre battue. Mais arrivés au sentier… mes poumons tiennent le choc, on y va. D’un bon pas. Je suis de plus ne plus rouge, de plus en plus transpirante, de moins en moins glamour. M’en fous, je continue à grimper, bien déterminée à arriver au sommet. Le chemin est vraiment agréable, la végétation est variée, luxuriante par endroits, plus sèche à d’autres. Ca grimpe, encore et toujours. Pi la vache (Milka), fait froid quand même, je sens mes jambes qui se crispent…

Zut, j’ai une réputation à tenir, moi !

Honnêtement, pendant les deux heures de montée, même si je n’ai jamais cruellement souffert, j’ai quand même bien senti le dénivelé. A la fin, je faisais beaucoup de pauses... officiellement, pour admirer la beauté du paysage. En vrai, tu parles, pour essayer de reprendre mon souffle.

Atta, je fais une pause pour comprendre les indications…

Et puis d’un coup, yallah, la végétation change du tout au tout : ayé, on est sur le plateau. La vache (qui rit), je sais pas si je l’ai déjà dit, mais ça caille ! Avec mon T-shirt trempé et mon petit short, je ne fais pas la maline. Oui, oui, c’est beau, on peut redescendre maintenant ? La cascade, (1 heure de marche AR), ce sera pour la prochaine fois, hein…

Malgré tout, sur la descente, je passe en mode biquette. J’ai envie de courir, de sautiller, de caracoler parce que je suis… contente ! Petite pause sandwich (préparés par l’hôtel, quand je vous disais qu’ils étaient bien !), puis c’est déjà le retour à l’hôtel, puis le retour à Nouméa (sniff). Pour une parenthèse, c’était une très jolie parenthèse.

Comptez environ 4h AR pour monter jusqu’au plateau, et 3-4 jours de courbatures aux mollets.

Un grand merci à l’organisateur de ce weekend de rêve(s).

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