Ghibli, mon amour

Créé le mardi 24 juin 2014 09:26

Tandis que le prochain film des studios Ghibli est annoncé sur les écrans demain (pas chez nous... "soupir"), Mademoiselle L a eu envie de revenir sur trois films marquants du plus grand berceau de l'animation du monde (nonononononon, on n'exagère pas). Après tout, la plupart des "Ghibli" sont des odes à la féminité. On ne peut que surkiffer, non ?

Première chose à savoir : une grosse partie des films du studio Ghibli a été réalisé par le maître incontesté de l'anim' japonaise, Hayao Miyazaki. L'homme a pris sa retraite en 2013 (on est deuil depuis) mais a laissé derrière lui des CHEFS d'OEUVRE. Tout un tas de pépites qu'on ne se lasse pas de revoir. 

Deuxième chose à savoir : les dites pépites n'ont pas du tout été diffusées au moment de leur sortie japonaise dans le reste du monde. Car comme on n'est légèrement teubé des fois, on a attendu la fin des années 1990 pour se familiariser avec les films du monsieur. 

1 - le film qui révèle les studios Ghibli au monde : Princesse Mononoké par Miyazaki

Princesse-Mononoke

Je me rappelle encore du moment où j'ai entendu parler de ce film. Je révisais mon bac et j'écoutais la bande-son originale que ma BFF m'avait gravée (oui j'étais une rebelle). Tandis que j'étais en pleine seconde guerre mondiale, un sanglot est sorti tout seul. Track 32. C'est dire si ça m'a marqué. J'ai alors attendu patiemment sa sortie en DVD et je pense avoir pris la plus grande claque de ma vie tout entière. En plus d'avoir eu envie d'adopter un loup (et j'en ai un aujourd'hui... ou presque). 

Miyazaki est un féministe convaincu et comme le dit l'un de ses proches, "en tant que féministe, il est convaincu que les sociétés valorisant les femmes réussissent mieux." Autant vous dire qu'il a révolutionné mon monde animé un peu idiotique qui tournait essentiellement autour de Disney et de ses princesses "légèrement légères". Allez, petit extrait pour vous convaincre si vous faites partie de ceux qui ne l'ont pas vu (chuuuuuut, c'est beau) :

Et voilà la chanson à l'origine d'un sanglot au moment où Pétain retournait son jabot :

Je compte d'ailleurs épouser prochainement Joe Hisaishi, le compositeur. A bon entendeur monsieur, salut !

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2 - le film qui m'a collé les miquettes sévère : le voyage de Chihiro par Miyazaki

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Etait-ce parce que j'avais mangé des sandwichs à l'époque (comprendront ceux qui ont déjà vu How I Met Your Mother), mais quoi qu'il en soit, ce voyage m'a scotché et m'a aussi passablement terrorisé. Cette vieille à la grosse tête... brrrrrr.... Et l'homme-araignée... Et le sans-visage... Mais nom d'une pipe, ils étaient partout ces affreux.

Quoi qu'il en soit, Chihiro est avant tout une critique ouverte sur le monde moderne, celui du patronnat, de l'avarice, de l'enrichissement, de la surconsommation. La petite fille est arrachée au cocon familial pour découvrir la vie brute, sans voile maternelle, sans protection paternelle. Rares sont les dessins-animés capables de poétiser avec tant de justesse les problèmes de la société contemporaine. 

le-voyage-de-chihiro

NON MAIS SERIEUX, il est pas fliiiippaaaaannnt ???

Une autre analyse (lue sur le net, je ne sais plus où) évoquait la possibilité que la petite fille soit en réalité une prostituée, travaillant dans une maison close. Le sans-visage représentant la libido des adultes. Une allégorie franchement terrifiante qui explique peut-être le malaise que l'on ressent lors du visionnage du film. Au-delà des sandwiches (bon sang, allez voir HIMYM). Re-brrrrrrrrrrrrr.....

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3 -  Le film qui aurait fait pleurer même Mussolini : Le tombeau des lucioles par Takahata

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J'ai vu le Tombeau des Lucioles quand j'étais adolescente. Un vrai KO technique pour tout spectateur doué d'un minimum d'empathie, le Tombeau des Lucioles est une chronique mélodramatique des vicissitudes endurées par deux enfants orphelins dans le Japon de la seconde guerre mondiale, à la fois d'une dureté sidérante et d'une grande tendresse.

La détresse grandissante de ce frère cherchant en vain à protéger sa petite soeur mourante fait partie de ces moments de cinéma qui hante longtemps les consciences. En tout cas la mienne, c'est sûr. Je vous mets au défi de ne pas terminer ce film en sanglots. J'ai usé environ 327 boites de mouchoirs. Même la mort de Dumbledore m'a moins affectée. Si, je vous jure. Et pour ceux qui ne savaient pas que Dumbledore mourrait, je peux rien faire pour vous les gars. Faut savoir spoiler vivre avec son temps.

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25 juin sortie du Conte de la princesse Kaguya

Le prochain film est signé Takahata et on trépigne d'impatience. Rah, c'est beau, rah, c'est vraiment trop beau

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