Cinq films des années 1990 revus en 2014

Créé le lundi 11 août 2014 11:48

Appelez ça de la nostalgie, mais il y a peu, j'ai eu l'envie - quasiment FRENETIQUE - de revoir tous les films qui ont rythmé mon enfance/adolescence. Si pour certains leur coolitude est toujours aussi vivante 20 ans plus tard, pour d'autres, on se demande juste si nos parents ne nous mettaient pas de l'opium dans notre lait du matin tellement on se sent con d'avoir pu aimer ce genre de nanard. Revival !

Clueless :

Clueless - Brittany Murphy  Donald Faison

Ca m'a pris comme une envie de pisser. Il fallait que je revois ce film avec Alicia Silverstone, Stacey Dash et Brittany Murphy, sorti en 1995. Je me rappelais encore de mon émerveillement devant l'immense penderie de Cher, l'héroïne, et de son ordinateur incroyable qui lui permettait de choisir ses tenues. Je me rappelais aussi de ce "relooking extrême" de Murphy pour devenir une fille huppée de Beverly Hills. Et pour finir, j'avais un GROS GROS crush sur Josh, le faux frère de Cher, futur avocat, sérieux et bosseur. 

Soirée fille. L'occasion est trop belle ! On se met toutes devant le film et la bim ! Nous nous enfonçons de déception en déception, découvrant avec horreur le navet qui avait bercé nos amourettes de vacances en 96 (ben ouais en Calédonie, les films, ils sortaient avec un an de retard à l'époque).

1/ Avec le recul, l'ordinateur de Cher est franchement ringuard tout comme le style des personnages. Insupportable Murray et son "Femme, me dis pas ce que je dois faire" / "Femme, donne moi de l'argent". Et cette cruche de Murphy... N'en parlons même pas. 

2/ Heu... c'est quoi l'histoire en fait ? Car très vite, on se rend compte que le film n'a aucune ligne directrice. Relooking extrême, mariage de prof, amour impossible avec un homo, conflits amicaux, découverte de l'amour avec son frère (faux frère mais quand même, c'est bizarre). Les scénaristes ont visiblement autant abusé des substances illicites que ce pauvre Travis (Breckin Meyer). 

3/ Je me suis souvenue brutalement que le jeune premier qui jouait Josh était en réalité Paul Rudd et si je l'aime bien dans Friends et quelques comédies, j'ai du mal à le prendre, aujourd'hui, au sérieux dans un rôle de bellâtre amoureux. Drame ! Mon joshounnet lui aussi perdait de sa superbe. Je vais aller me suicider au gâteau au chocolat. 

Petit deuil avec les copines sur ce film pourtant si marquant de mon adolescence. Incantation à la pleine lune et adieu déchirant... Tata Clueless. 

 

Elvira, maîtresse des ténèbres :

elvira

S'il est un film qui m'a fait rire du haut de mes 10 ans, c'est bien Elvira, mistress of the dark. Une bimbo gothique dont les seins énormes semblent sur le point d'exploser à chaque fois qu'elle court pour fuir un méchant. Un nanard assumé de 1988 dans lequel on découvre (les français car les américains la connaissent très bien) la plantureuse Cassandra Peterson. Je me souviens des tours de magie abracadabresque, de l'humour de cette incroyable actrice, du délire total dark assumé du film... Bref que de bons souvenirs avec ma soeur. 

Après une recherche poussée, je parviens à le retrouver. Dès les premières minutes, je comprends que je n'ai rien compris au film à l'époque. Rien. Cette fable gothique est parsemée de grosses références sexuelles et d'humour bien gras de la culotte. Une vraie découverte qui me permets de voir Elvira sous une autre facette et de l'aimer encore plus. 

1/ J'adore le rôle de Cassandra Peterson, capable d'enflammer une station service, planter un talon aiguille dans la tronche du méchant, préparer une potion magique dégoûtante en croyant que c'est un ragoût et surtout, j'adore ces tentatives désespérées pour séduire le bellâtre du film. 

2/ J'adore les personnages secondaires, surtout la serveuse aux faux gros seins (très pointues) et à la perruque blonde qui mâche son chewing gum façon bovin. 

3/ J'adore la fin de l'histoire où Elvira réussit ENFIN (SPOILER) à monter son show à Las Vegas et où elle fait tourner ses nichons façon hélicoptère. J'étais fascinée à dix ans, je le suis à 32 ans. 

Très honnêtement, Lottie et K m'ont regardé bizarre à la fin du film, elles comprennent pas l'intérêt d'Elvira, mais pour moi - qui n'aurait certainement jamais du le voir à 10 ans - c'est un peu une madeleine de proust dérangeante mais ô combien délicieuse. 

 

Never Been Kissed :

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Ah... Drew Barrymore, son visage lunaire, presque enfantin. Quand j'ai découvert Never Been Kissed en 1999, j'ai tout de suite fait la relation avec ma propre vie. Non pas que je n'avais jamais embrassé de garçons, mais disons que mes expériences avec la gente masculine n'avaient pas été des plus sympathiques. Voir carrément frustrant, voir complétement démoralisant, voir légèrement traumatisant. Et puis pour Drew, tout se termine bien. Alors je me disais, moi aussi - ce fut le cas, merci mon dawa. 

Avant de revoir le film, je ne me souvenais que du fameux baiser au milieu du stade de baseball et du bal de promo où Drew était déguisée en Juliette (je voulais le même costume). 

1/ C'est aussi cucul que le nom du film nous laissait deviner. Pauvre Drew... Détestée par ses semblables au collège, elle retente l'expérience quelques années plus tard pour découvrir que le monde des ados est aussi tordu qu'avant voir pire. 

2/ On aimera toujours Drew. Toujours. Quoi qu'elle fasse. Alors forcément, même si le film est chiant, on va jusqu'au bout et on résiste à l'appel de la télécommande et du bouton avance rapide. Petite mention aussi à la présence de Jessica Alba en fille superficielle et irritante.

3/ Qu'il est mignon Michael Vartan. Graaaaaaaaaaaaourrrrrrrrrrrr !

Conclusion : pas forcément à revoir, pas vraiment de boum dans la tête qui te rappelle pourquoi tu as surkiffé ce film.

 

 

Retour vers le futur :

retour-vers-le-futur1

Marty McFly : Hé, attendez un peu, Doc. Est-ce que j'ai bien entendu ? Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps… à partir d'une DeLorean ?

Emmett Brown : Faut voir grand dans la vie ! Quitte à voyager dans le temps au volant d'une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule !

Ca c'était du cinéma. Une DeLorean, un ado, un vieux savant fou, un chien (on n'oublie pas Einstein !!!) et trois films aussi géniaux les uns que les autres. J'ai du les voir des dizaines et des dizaines de fois et j'attends encore le skate board qui vole, la pizza instantannée et le blouson qui sèche tout seul. 

1/ Le premier de la série : une merveille. Sans rire, même après 30 ans (29 pour être exacte), on rit toujours autant. Ma réplique culte ?  :

Marty McFly : Vous voulez dire que j’aurais un ticket avec ma mère !?! Oh, dur, c’est pas le pied.

 

Emmett Brown de 1955 : Encore ? Mais qu'est-ce que c’est que ces histoires de pieds ? Les pieds seraient le point sensible des hommes du futur ? C’est peut-être dû à un accroissement de la pesanteur.

 

 

2/ Le second : Dire qu'en 1989, on était persuadée qu'en 2015, les voitures voleraient, les skates aussi. Que les gens seraient complètement accros aux nouvelles technologies - ça c'est vrai, bien vu Zemeckis ! Ce que j'aime dans le second opus, c'est le présent hyper glauque qui y est dépeint suite à l'incursion du vieux Biff dans les années 1950 pour rendre son ancêtre riche et célèbre. Le réal aurait pu s'arrêter au futur mais il a choisi de jouer avec les époques pour montrer qu'un homme peut changer l'histoire. En bien comme en mal.

Marty McFly : Eh Doc reculez ! La route est trop courte pour atteindre 88 miles à l’heure.

Emmett Brown : La route ? Là où l'on va on n'a pas besoin de route.

3/Retour vers le futur version Farwest, pourquoi pas ! Même s'il reste le moins bon des trois, c'est peut être le moins vieillissant aujourd'hui. Ben oui, quand à l'aube de 2015, on se rend compte que les scénaristes ont une vision un peu trop "imaginée" du futur, forcément ce qui est dans le passé semble plus crédible. Et puis c'est mimi cette histoire avec Doc et son institutrice. Seul regret : le rôle plutôt secondaire de Marty. 

Marty McFly : Du calme, c'est moi, c'est moi, c'est Marty.

Emmett Brown (de 1955) : Non, c'est impossible, je viens de te renvoyer vers le futur !

Marty McFly : Oui je sais vous m'avez aidé à retourner vers le futur, mais me revoilà ; je suis de retour du futur !

 

 

 

 Jumanji :

jumanji 05 not my turn

J'ai commencé à écrire cet article AVANT d'apprendre le décès de Robin Williams. Décès qui je l'avoue m'a foutu un bourdon du tonnerre. J'adorais cet acteur et je pense que Jumanji a été ma première expérience cinématographique où j'ai cru que j'allais mourir de bonheur tellement j'ai surkiffé. Il avait même surpassé Jurassic Park. Sisi. 

Effets spéciaux, jeux d'acteurs, histoire... tout était parfait dans ce film et l'est encore aujourd'hui. Car à l'époque en 1995, on savait ne pas abuser des FX justement. Point trop n'en faut comme on dit. Du coup, quand on le revoit, on se dit : Wahou, on ferait pas mieux aujourd'hui. Peut être le lion... Peut être. 

1/ Robin Williams est juste magique dans ce film. Qu'il se batte avec un lion et des macaques ou qu'il se coupe en se rasant sa grosse bebar... Il nous fait rire, pleurer, sursauter. Bref, un film magnifique porté par des acteurs de haut-vol. N'oublions pas en effet la présence de Kirsten Dunst, en ado torturée. 

2/ L'histoire. Non mais il fallait y penser à cette histoire quand même. Sans déc ! Un jeu qui transforme la réalité en jungle terrifiante avec des animaux, des chasseurs et tout un tas de catastrophes naturelles. Big up mr Scénariste !

3/ La musique. Allo ? Qui ne bondit pas en entendant le rythme des tam-tams hein ? Boum boumboumboumboum.... Brrrr.... Presque aussi flippant que les Dents de la mer. (on ne peut pas vraiment surpasser les dents de la mer)

Et vous quel film de votre jeunesse avez-vous revu récemment ? 

 

 

 

 

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