Je suis et j'assume !

mardi 5 mars 2019

Selon nos chemins de vie et les différents choix auxquels nous pouvons faire face, bien souvent, nos amis et nos familles se permettent de donner leur avis… Sauf que des fois, on ne s’y retrouve pas vraiment.
Et si on disait FU*** à toutes ces opinions extérieures qui nous polluent l’esprit ! Allez, c’est parti : croyons-en nous !

« Tu es trop musclée pour une femme »

Tout commence de là.

Pour tout vous expliquer, cela fait désormais un petit moment que je m’intéresse à la musculation, la force athlétique, … Bref, des mots qui ne riment pas vraiment avec l’idée que l’on peut se faire d’une femme… Une vraie, comme ils le disent.

Sauf que chacun sa life. Et puis, si ça te gêne que j’aie de plus gros biceps que ton mec, c’est peut-être vers lui que tu devrais te tourner et pas moi ! B**ch !
Oui je fais de la musculation, de la force athlétique et oui, j’aime ça et non, je n’arrêterai pas car mon corps ne rentre plus dans votre case de la « femme ».

On peut rester féminine en le disant aussi tiens !

Mon changement physique a commencé mi-juin 2018. Cette transformation a débuté grâce a un pari un peu fou avec une amie un peu folle (dédicace à J) « Viens, on fait le concours de bodybuilding dans 5 mois ? ». Défi accepté ! Ma philosophie : prends les défis et les occasions que la vie te propose. Si c’est un échec tu apprendras et si c’est une réussite tu apprendras aussi. Arrêtez-moi tout de suite ou je sens que j’vais créer une citation by Mlle Sha ! Lol.

J’ai toujours été sportive mais c’était plutôt en mode « je fais du sport pour pouvoir manger ce que je veux ». Sauf que là, il fallait passer une vitesse supérieure : j’ai commencé à me renseigner autour de moi pour l’alimentation que je devais avoir et la routine sportive que je devais appliquer. Entre les conseils bien attentionnés de quelques personnes que je connaissais et des informations de Google my friend, j’ai réussi à me faire un programme amateur qui m’allait plutôt bien, car au bout de 1 mois j’ai commencé à avoir une légère perte de poids et voir mes muscles apparaître.

 

My body avant ma routine sportive et alimentaire = 56 kg

 

Trois mois plus tard, les résultats étaient bien présents : perte de masse graisseuse et prise musculaire. Moralement par contre, ça devenait de plus en plus dur car les privations alimentaires étaient plutôt drastiques pour être au top le jour J sur scène.

Du coup, moins de sorties (c’était ma façon de lutter contre les pizzas et l’alcool) mais la plus grande difficulté, c’était du côté de la famille, c’était plutôt « tu n’as plus de seins avec tout ce sport, arrête un peu », « tu comptes maigrir jusqu’à quand ? », « tu commences à avoir des trapèzes ce n’est pas beau chez une femme… ».

Je vous avoue que j’ai même dû me résoudre à me couper du monde sur les derniers mois car le manque de sucre et les 2 entraînements par jour 6 fois par semaine me rendaient sensiblement émotionnelle.

Je ne traînais qu’avec des fous du sport et on se faisait des soirées « diététiques », et promis : c’était GENIAL ! En tous cas j’ai tenu, et je suis plutôt fière d’être allée jusqu’au bout. D’ailleurs, je me connais même un peu mieux grâce à cette expérience.

 

Tadaaaa 4 mois plus tard. Jour J : 49 kg

 

Je ne suis pas venue ici pour souffrir OK ?!

La compétition terminée, j’étais plutôt fière du travail que j’avais fournis durant ces quelques mois, sans compter le régime alimentaire que j’avais adopté pour cet évènement.

J’ai réduit considérablement ma consommation de sucre raffiné (le mauvais sucre pour la santé) et maintenant je prends plaisir à faire des gâteaux healthy à base de patate douce, farine complète ou encore flocons d’avoine. Ça a été une aventure physique mais surtout personnelle car je me sens vraiment mieux dans mon corps.

De toute façon, c’est bien connu : donnez le bon carburant à votre corps et il vous emmènera loin ! Mais attendez, je vois venir quelqu’un au loin …. Ah, tiens, c’est encore l’opinion des autres : « bon maintenant que ta compétition est finie, c’est bon tu arrêtes tout ton bordel de protéine et de muscu ? » ou encore « Tu sais que si tu continues ton corps ne va exciter plus personne ? », « Moi des meufs comme toi, ça me fait pas bander »… Hum.
Mais vous savez quoi ?! Et bien j’ai décidé de continuer. Je me suis même mise à la force athlétique !!!! Aujourd’hui, je squat 90 kg et j’en suis fière. Mon corps va encore évoluer pour mon plus grand plaisir et je vais me construire un bouleee à la J.LO ! VOILA !

caloooooor

Ne laissez jamais les mots des autres définir ce que vous êtes ! Tant que vous vous aimez, c’est l’essentiel, et l’opinion des autres, on-sen-fouuuuuut !
Une femme est féminine (si elle a envie d’être féminine d’ailleurs) par ce qu’elle dégage et non par son physique. Musclée, gros seins, hanches larges, pas de seins, grosses fesses… Ce n’est pas ça qui remettra en cause votre identité. Soyons celles que nous avons envie d’être, et vivons comme on a envie de vivre !

Sportivement,

Mlle Sha

Survivre pendant les fêtes de fin d'année

lundi 24 décembre 2018

Voici venu le temps des fêtes. Aïe. Je n’étais pas prête. En fait, je ne le suis jamais vraiment, même au bout de 30 ans de stage intensif. Avouez-le : au-delà du saumon et du champagne, il y a des trucs qui vont être ultra vachement chiants.


Faites jolis vos cœurs. Mais avant, on se lâche un peu...

One again bistoufly. Le vieux barbu revient, et alors qu'il nous avait laissés tranquilles pendant toute une année de boulot, de factures, d'impôts et d'autres petits soucis quotidiens, on se retape encore les étapes éternelles d'un réveillon "réussi". Enfin presque.

Obligations sociales et familiales, welcome back to reality.

Chaque annéee, c’est la même chose. Et c’est sans doute le côté répétitif des festivités qui finalement, fait perdre toute la magie que l’on accorderait aux fêtes de fin d’année. Avec les MÊMES QUESTIONS qui reviennent à CHAQUE FOIS :

 

• « Qu’est-ce que l’on fait pour Noël ? » (première semaine de novembre)

C’est exactement LA question qui marque le début de la fin. Alors quand elle est posée par tes enfants, ça passe (on imagine qu’ils sont déjà impatients de faire leur lettre au Père-Noël), quand elle est posée par ton chou, ça passe aussi (sans doute qu’il a prévu un truc super, du style #gotoLaponie, croisons les doigts) MAIS, quand cette question est posée par LA FAMILLE, là, c’est un peu plus compliqué.

D’abord parce qu’on avait peut-être pas encore tout à fait prévu de le faire en big comité, avec Tata Marguerite qui va encore se plaindre de ses articulations, ou bien Papy Jeannot qui va encore te parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (pareil si t’as 30 piges d’ailleurs).

 

• « On mange quoi ? » (deuxième semaine de novembre)

Déjà que je ne sais pas quoi manger au petit-déj en me réveillant, pas évident d’envisager le menu du repas de Noël. Et même si, à chaque fois, on finit par dire qu’il vaut mieux que ce soit un repas léger, programmez-vous tout de suite des séances hebdomadaires de footing parce que TOUT LE MONDE sait que l’on va sombrer dans l’excès. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi on en faisait tant. Effectivement, une table de fête, c’est une table garnie. Mais... T’es vraiment sûr de vouloir 3 bûches de Noël, une tarte tatin et une omelette norvégienne en plus ?

 

• « Vous faites quoi pour le 31 ? » (troisième semaine de novembre)

WTF ! ON N’A PAS ENCORE PASSÉ NOËL, CALM DOWN ! Et puis, finalement, la vraie question, ce serait plutôt : « qu’est-ce que vous voulez faire pour le 31 ? ».

Perso : j’aimerai pouvoir me barrer faire le tour du monde, aller voir les aurores boréales en Finlande, pêcher sur un lac gelé en Alaska et finir par les chutes du Niagara.

Alors certes, personne ne nous en empêche, mais j’aimerai bien t’y voir à dire à tes parents que tu te casses du 1er décembre au 1er février. Ca sent l'ambiance !

 

• « T’as vu les promos sur les crevettes ? » (quatrième semaine de novembre)

NON J’AI PAS VU, déjà que j’ai pas le temps de me couper les ongles de pied, alors autant te dire que quand je vais faire des courses, c’est pas pour me balader gaiement dans les rayons en me posant des questions sur le véritable impact de la TGC.

 

• « T’as fais ton sapin ? » (première semaine de décembre)

Hé merde. Le sapin. Le chat. Le sapin. Le chat. Le sapin. Les guirlandes. Les nœuds. La même déco que l’année dernière (parce que tu vas pas te retaper des nouvelles guirlandes chaque année non mais oh). Où est passé le f......ing petit bout de pied de sapin qu’on ne retrouve PAAAAS ?!

 

• « T’as fini d’acheter les cadeaux ? » (deuxième semaine de décembre)

Au secours. La course aux cadeaux. Le centre-ville qui grouille de gens qui grognent. Des voitures qui klaxonnent. Des promos pas si promotionnelles que ça. Des cadeaux introuvables, des prix qui piquent et une chaleur à mourir, parce qu’à Nouméa, on est quand même bien loin des températures habituelles du grand barbu (d’ailleurs, je tiens à applaudir chaque Père-Noël qui relève le défi de porter le fameux grand costume tout chaud qui doit coller (et puer) au bout de deux heures de presta avec des enfants qui hurlent et des parents qui applaudissent. MES RESPECTS PAPA-NOËL).

Tous mes respects également à tous les employés des boutiques, noyés dans le stress et l’épuisement face à la foule de consommateurs pressée de trouver le Graal de l’année. Des employés qui pour bon nombre d'entre eux, vont travailler le lundi 24 décembre jusqu’à 18h30 (parce que c’est la crise et qu’il faut vendre jusqu’au bout).

 

• « Tu pourrais venir dès 8h00 pour me donner un coup de main ? » (23 décembre)

WHAT ?! Mais comment ça ? Moi on m’a juste dit d’amener un truc. Le truc c’est du foie gras. Ca se présente facile dans une assiette avec deux ou trois petits cornichons sur le côté, un petit pot de chutney d’oignons et une baguette de pain.

=> Mais c’est la tradition...

HEU NON, C’EST PAS TRADITIONNEL DE FAIRE DE LA BOUFFE POUR 200 PERSONNES ALORS QU’ON EST 20 !

=> Mais c’est un moment en famille...

Viens, lâche tout, on fait une sortie en mer avec quelques sandwichs, des nems chauds et deux trois bouteilles de coca light (que je ne trouve plus... Je suis désespérée. ET C'EST QUOI CE COCA SANS SUCRES DEGUEULASSE ?!).

=> Mieux vaut trop que pas assez... Et puis comme ça, on remange ensemble le lendemain midi pour les restes.

LET ME DIE.

S'il te plaît. Merci <3

 

On va y arriver.

Bon, ok. Je fais joli mon cœur et j’essaie de voir le côté sympa de la chose.

Oui, finalement, les enfants sont heureux. Les papys et mamies aussi (même si on n’a plus une thune pour finir le mois, ou du moins, entamer le mois prochain).

Les lumières et les évènements organisés sont jolis. A la hauteur d’un bel esprit de Noël passé sous les tropiques.

Mais ce que j’aimerai au final, c’est que l’on arrête de se stresser pour « si peu », et que l’on mette autant d’énergie à se réunir même s’il ne s’agit que d’un sandwich (sans saumon ou chutney d’oignons) en pleine semaine.

J’en ai assez des arguments bidons, du style que c’est peut-être « le dernier Noël de Pépé ». Oui. C’est d’ailleurs peut-être mon dernier Noël à moi aussi. A vous tous. Et pourtant ?

Alors si juste, on essayait de kiffer la vie un peu plus chaque jour, sans se bloquer à l’idée d’heurter les sensibilités de chacun ?

La vie est bien trop courte pour se contraindre à passer la même soirée de réveillon pendant 5, 10 ou 20 ans. Au même endroit, avec les mêmes gens. Avec les mêmes questions posées durant le mois précédent, et avec au final, le même résultat : foutre en l’air ses économies et gagner en calories (pour ensuite voir une ribambelle de publicités pro-détox histoire, finalement, de regagner un corps de rêve pendant l’été).

Alors l’amour de la famille, oui. Mais au quotidien, sans contrainte, et surtout sans avoir le besoin d’offrir des cadeaux, parce qu’au final, ce n’est pas ça qui crée, ou qui font perdurer nos liens.

 

Emma

 

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