Ne pas râler? Quelle drôle d'idée!

Créé le mercredi 2 août 2017 11:34

« Y’a rien qui va, et puis l’autre elle me casse les pieds, et puis machin a dit que bidule a dit que et puis il fait moche, et puis j’ai rien à me mettre… » OoooooH ! Stop ! On arrête de râler et on po-si-ti-ve avec le challenge « J’arrête de râler ».

C., ma copine-de-l’autre-bout-du-monde, est consultante dans un grand groupe financier. Un boulot hyper-rigoureux et pas franchement funky… pourtant, il y a quelques jours, elle me parlait du nouveau défi lancé par son patron: pendant 21 jours, interdiction formelle de râler, de maugréer, de rouspéter sur son lieu de travail.

Moi : - Euh, ça fait pas un peu dictature du bonheur, ça ? Il me fait peur ton « happy totalitarisme », là…

Copine : - Mais non ! Le but n’est pas de réprimer tout sentiment de mécontentement, ou de faire semblant que tout va bien quand il y a un problème. Le but, c’est d’éviter de râler, tout simplement. Parce qu’on passe notre temps à ça, et qu’on finit par le faire sans même s’en rendre compte. Forcément, c’est pas super positif. A la fin, ça crée une sacrée pollution mentale, et ça nous donne l’impression que rien ne va, que tout est pourri, et que bien le bonsoir, je vais plutôt rester à déprimer sous ma couette.

La vie est belle. Si, j’te jure.

Moi : Mouais, admettons. Mais concrètement, comment ça se passe?

Copine : Déjà, on arrête de pester contre des trucs qu’on ne peut définitivement pas changer. Par exemple, s’il pleut, oui, ben ok, il pleut. Pas la peine d’en faire une montagne et de dire qu’il fait toujours moche. Même à Paris il y a des jours de grand soleil ! Ca, c’est la partie à peu près facile.

Ce qui est compliqué, c’est d’arrêter de râler sur les autres.

Quand je dis râler, ça peut aussi être critiquer, dire du mal, prêter des mauvaises intentions aux autres. Et là, franchement, c’est pas simple. Ca force à communiquer à la place de ronchonner et de se plaindre, alors qu’on adoooore tous faire ça. Par exemple, si j’ai un problème avec mon collègue et que je passe mon temps à dire du mal de lui dans son dos, je ne résous en rien le problème, au contraire. Déjà, dans la plupart des cas, les problèmes naissent d’incompréhension mutuelle. Ensuite, quand on râle, on se focalise sur LE point qui ne fonctionne pas. Le problème devient une montagne, et on ignore superbement ce qui va bien. Là, en arrêtant de râler, on valorise ce qui fonctionne, et on essaye d’avancer de façon constructive sur ce qui pêche. C’est beau hein ?

No drama ?

Moi : en gros, on choisit de ne pas faire la drama queen face à des trucs qui n’en valent pas la peine, c’est ça ? Zut alors !

Copine : Voui, c’est exactement ça. La créatrice du challenge s’appelle Christine Lewicki, et elle parle de « modifier notre réaction par rapport à des frustrations ». Des frustrations, on en a tous les jours, ça s’appelle la vie. Sauf que quand on râle, on subit, on se pose en victime. Alors que quand on décide de prendre les choses en main, on agit.

Moi : Et ça marche ton défi ? Tu y arrives ?

Copine : C’est pas simple, parce que râler, c’est vraiment un réflexe. Mais ça fait un bien fou. Tu devrais essayer !

Moi : Ok, on en reparle dans 21 jours !

Nota Bene pour moi-même : Commencer par essayer de ne pas râler de m’être lancée dans ce défi.

A lire : Le carnet d'exercices - J'arrête de râler, de Christine Lewicki

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