Bien s'entendre avec son ex

Créé le lundi 28 août 2017 09:00

Les Rita Mitsouko disaient : “les histoires d'amour finissent mal en général”. Même si c'est souvent le cas, heureusement, il existe des exceptions.

On parle souvent de rupture difficile, de gestion chaotique des ressentiments, de la panique totale face à l'abandon... Pour autant, il existe aussi des “ex” avec qui on s'entend bien. Et c'est tant mieux, surtout lorsqu'il y a des enfants (ou un Ti Tchouni) au milieu des histoires de “grands”.

A force d'entendre des problèmes de relation entre “ex”, qui resteront pourtant liés à vie par le bout de chou né de leur relation, je me suis rendue compte que j'avais quand même de la chance de ne pas traverser autant de période de crise avec le papa de mon fils. Même si, au début, il faut l'avouer, ce n'était pas très évident.

Au début, ça pique toujours un peu.

Et peu importe la cause de la rupture ou de qui porte la responsabilité du “tataforeverjemecasse”. Si à la base, la séparation entre deux personnes est toujours compliquée à vivre, c'est encore plus complexe lorsque l'on est trois (ou plus). Pourtant, il y a toujours de l'espoir. Parce que quand même, au début, on s'aimait bien non ?!

Alors effectivement, je ne dirai pas que tout a été tout beau tout rose tout de suite, loin de là. Au début, on a plutôt envie que cela se finisse rapidement, quitte à ne pas trop échanger sur la question. En plus, les premières problématiques sont souvent d'ordre matériel : “NON, C'EST MA MACHINE À CAFÉ” - “NON, CE SONT MES CHAUSSETTES” - “ET POUR LA LISTE DE NAISSANCE DE BÉBÉ, ON FAIT COMMENT ?!”

Ecoute, je te propose de te trancher la poire en deux... Euh, enfin, bref. T'as compris.

Oui, parce qu'au début, il y a toujours des réactions un peu débiles pour emmerder l'autre : “Tiens, et si je signais “cordialement” à la fin de mon sms ?”

Oups, désolée...

Alors certes, ces petites provocations, ça n'arrange jamais rien, mais p****n que ça fait du bien ! Sans doute que ça doit faire partie du processus de destruction... Et on ne peut pas jeter la pierre : on est tous passés par cette étape à un moment ou à un autre, enfant ou pas. Et oui, parfois, la rancœur (mais surtout l'incompréhension) prend le pas sur l'intelligence et les responsabilités.

Mais à un moment ou à un autre, ça passera. Ou en tous cas, il faut que ça passe. Histoire de ne pas se laisser envahir de haine et de tout autre sentiment polluant, parce que justement, la priorité, c'est de poursuivre sa vie, quitte à la recommencer, et établir un cadre de sérénité pour bébé. Dans notre cas, effectivement, on pouvait parler de “bébé” car le papa de Ti Tchouni et moi nous nous sommes séparés très peu de temps après sa naissance.

Et on s'en tape de ce que les gens peuvent dire ou penser.

Même si ce n'est pas facile à entendre parfois... “Oh, séparés ? Comme c'est triste, surtout pour bébé”.

Je le dis une fois pour toute (ou presque) : “TA G****E”.

Les conneries ça va une minute !

Je pense (tout comme mon ex) qu'il est préférable pour un enfant de grandir avec des parents séparés et heureux, plutôt qu'ensemble et frustrés (tout en se détestant, qui plus est). D'ailleurs, je pense qu'il est même beaucoup plus simple de se séparer quand les enfants sont petits... Cela évite sans doute des prises de position sur quelque chose qui ne les regardent finalement “presque” pas et une meilleure acceptation de la situation, car finalement, Ti Tchouni ne nous aura jamais vu ensemble, ou du moins, que pour des moments d'échanges sympathiques, avec café et rigolades.

Car oui, aujourd'hui, on rigole ensemble

Et même qu'on s'appelle régulièrement, pour prendre des nouvelles de bébé quand l'un ou l'autre en a la garde, ou tout simplement pour régler des choses du quotidien : “comment ça fallait dire à la Cafat qu'on était plus ensemble ?!” (je vous jure).

Pourtant, encore une fois, ce n'était pas gagné. Après l'étape du “tu me voles mon fils”, il y a eu celle du jugement, de la décision de garde, du “jetecalculemêmepasquandtuvienslechercher”. On ne s'est pas adressé la parole pendant plus de deux mois. Pas même un regard. Mais un jour, on a décidé de se pardonner. Sans doute chacun dans son coin, mais quand même.

On s'est pardonné de ne pas avoir suivi les schémas établis par la société, c'est à dire, de rester ensemble parce qu'on avait un enfant. On s'est pardonné d'avoir été bêtes et on s'est pardonné de ne pas s'être fait confiance plus tôt.

Au final, c'est quelqu'un de profondément gentil, qui me laisse libre de faire ce que je veux avec mon petit sans pour autant lui faire un compte-rendu détaillé de mes journées, de mes vacances, ou de comment je le nourris.

Il nous arrive même de nous rendre service. Il nous arrive aussi de nous confier à l'un et à l'autre. Quand on est crevé, quand on a des doutes ou des projets. J'aimerai le remercier aujourd'hui car je suis loin d'être facile. Et même si tous ces mots “doux” et ces belles pensées ne nous préserverons pas de potentielles prises de tête, je sais que nous pourrons toujours compter l'un sur l'autre. Autant vous dire que c'est d'ailleurs dans notre intérêt, mais surtout dans celui de Ti Tchouni, qui est très heureux comme ça.

Spéciale dédicace à Rouquinou !

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