Achetez moins, achetez mieux

Créé le vendredi 17 mars 2017 13:34

La mode, c’est bien. L’écologie aussi. Mais un vêtement à la fois « Mode » et « Éco-responsable », ça existe ? Nan, parce que le style sac de toile de jute, avec imprimé arbre sur fond kaki, bof bof bof. On a été demander à une passionaria d’éco -Fashion, Alix, alias Calamity, créatrice des vêtements Calamity Bay, de mener l’enquête pour nous…

Et cette semaine, après nous avoir un peu mis le moral dans les chaussettes avec les problèmes créés par l’industrie textile, Calamity nous parle… des solutions ! Car oui, on peut toutes faire quelque chose ! Alors allez, on fait tourner !

Est-ce que cette petite phrase vous parle ?

« J’ai rien à me mettre »

On a toutes dit ça un jour. Et pourtant, nos placards débordent. Ce paradoxe fait rire nos hommes, mais il est réel. Parce que tout compte fait, le sentiment de manque n’est absolument pas lié au taux de remplissage de nos armoires. Le fameux «j'ai rien à me mettre » signifie en réalité « je n’ai rien qui corresponde à l’image de moi-même que je veux exprimer aujourd’hui » !

Si un vêtement ne colle pas avec cette image du jour, on veut de la nouveauté. D'où les piles de petits hauts qui s'entassent, les jeans qui s’amoncellent, les « trop petits », les « trop grands », les « démodés », les « je le remettrai peut-être un jour », etc. Si on ajoute à cela les collections renouvelées non plus deux fois par an mais un peu toutes les semaines, oui, oui, toutes les semaines, avec des fringues tellement sympas, et pas cher… (Sauf que maintenant vous savez pourquoi ce n’est pas si sympa que ça quand c’est pas cher.)

On en arrive au résultat suivant : des placards pleins à craquer de pièces pas terribles achetées à la va-vite et qui finalement ne nous plaisent pas tant que ça. La preuve, on n’a pas envie de les remettre…

C’est un peu le bordel là non ?

Heureusement, nous, on est un peu protégés.

Sur le Caillou, le choix est plus limité que dans les grandes villes, ce qui nous met à l’abri de l'hyper consommation : en comparaison avec les orgies de shopping que l'on peut pratiquer hors territoire, nous sommes assez raisonnables (malgré nous).

Oh mais, je sens pointer un autre paradoxe qui vient s’entremêler à tout ça… parce qu’on voudrait volontiers faire plus attention à l’environnement, c’est pas les bonnes intentions qui manquent. Mais c’est trop cher, inaccessible ou bien tout simplement inexistant sur le Caillou, cette fameuse mode éco-responsable.

Oui mais c’est LE premier pas. Un nouveau mode de pensée est en train de se construire autour du dressing, j’ai nommé :

Acheter moins mais acheter mieux

Décryptage de la slow-fashion-phrase of the year (et des solutions qui en découlent) :

« Acheter moins »:

On peut avoir un impact sur l’industrie textile en freinant nos achats inutiles, car la production s’aligne sur le montant des ventes. Boum, je peux avoir un premier impact d’importance ! Quel monde est-ce que je veux pour demain? Avec ou sans eau ? Avec ou sans air ? Avec ou sans enfant exploité ? Un vêtement de seconde main acheté / donné, c'est un vêtement neuf de moins. Nous sommes déjà dans l'éco-responsable, bravo !

Acheter moins, cela veut aussi dire conserver plus longtemps ses vêtements, et pour ça, il faut qu’ils tiennent la route. Parce qu’on veut bien être responsable, mais on ne veut pas non plus se balader en guenilles !

D’où le « …mais mieux ».

Des vêtements de bonne qualité coûteront bien plus cher, c’est vrai. Mais ils dureront plus longtemps (enfin, normalement…) De partout, des bloggeuses, des modeuses, des créateurs (dont ma copine Anne-Cécile) planchent sur des « garde-robes capsules », composées de peu de pièces de très bonne qualité, de bons basiques que l'on pourra conserver le plus longtemps possible, comme avant toute cette folie fast fashion.

Un bijou artisanal, un vêtement sur mesure, ou encore une pièce unique : en général, on y fait attention, voire même on l'aime! Est-ce que ça ne vaut pas le coup de s’offrir une seule de ces pièces plutôt que plusieurs produits intraçables et impersonnels ?

Et niveau artisanal, quoi de mieux que le home-made? Pour faire durer sa garde-robe, on peut aussi tâter de l’aiguille et des ciseaux pour revisiter ses vêtements. Il y a de plus en plus de tuto DIY à réaliser facilement. Et badaboum, encore une solution ! On a les deux pieds dans l’éco-responsable, tout en s’amusant, en créant et en s’offrant de beaux vêtements.

Y’a donc de l’espoir !!!

Prions ensemble

C’est un cercle vertueux, cette recherche de qualité et de traçabilité. Vertueux pour les travailleurs, pour les concepteurs des produits et pour les consommateurs. Derrière le prix plus élevé se cache une vie meilleure. Et moins de superflu. Plus de temps pour tous. Plus de respect.

N'oubliez pas : chaque achat est un choix, et donc a du sens, et une retombée économique, bien plus importante qu’on ne le croit.

Alors, on médite toute ensemble sur ce nouveau mantra ? « Acheter moins mais mieux (et faites durer) ?»

Calamity

PS : La transparence est aujourd’hui au coeur du débat. Rendez-vous du 24 au 30 avril 2017 pendant la Fashion Revolution Week, avec toutes des photos à venir « Who made my clothes » / « I made your clothes » sur les réseaux sociaux.
/ (Qui a fait mes vêtements / J’ai fait vos vêtements). À suivre !

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